Histoire du karaté Shotokan

Gichin FUNAKOSHI (1868-1957)

Les huit étapes du Karatedo :

« L’intention du Ciel se manifeste sur terre »

« La circulation de l’énergie tient compte du soleil et de la lune »

« La Loi de la vie implique la souplesse et la force -  le néant, Ying et Yang »

« L’action s’accorde avec les circonstances et tient compte du changement »

« La technique s’acquiert avec la pratique et sa réalisation »

« La distance implique de savoir avancer et reculer, séparer et réunir »

« Les yeux savent voir sans pour autant regarder »

« Les oreilles savent entendre sans pour autant écouter »

Le Karaté moderne et ses différents styles ont des origines diverses, mais la légende des arts martiaux trouve son berceau vers le 6ème siècle avec l’arrivée d’un moine Bouddhiste venu d’inde au monastère de Shaolin.
Trouvant les moines du temple de faible constitution, il créa la première méthode de renforcement du corps et de l’énergie interne, codifiée à partir de techniques indiennes et chinoises, afin de renforcer leur corps et leur esprit.

C’est à partir de ce temple que se répandirent des techniques, dites de boxe chinoise (Kempo), en Chine jusqu’à l’île d’Okinawa où l’on situe la naissance de l’ancêtre du Karaté à proprement dit.

Des techniques de défense, déjà pratiquées sur l’île, se mêlèrent aux techniques de boxe chinoise apportées par les militaires chinois qui s’installèrent sur l’île vers 1600.

Vers 1700, l’île fût envahie par les japonais qui proscrivirent toute possession d’armes. La résistance des insulaires s’organisa autour du développement des techniques de défense et d’attaque à mains nues pour forger l’Okinawa-Te (l’ancêtre du Karaté). Cette technique se perfectionna et se développa sur l’île jusqu’à en faire un lieu réputé pour la qualité de ses combattants.

Ce n’est qu’à partir du 1915, grâce à la transformation des institutions japonaises avec le passage à l’ère moderne et l’ouverture au monde extérieur, que l’Okinawa-Te se diffusa au Japon.

Remarqué pour l’efficacité de ses démonstrations, Gichin Funakoshi fût prié de rester au Japon pour enseigner cet art du combat en 1922.

Il nomma sont art du combat Karate Do :

- « Kara » pour la main (rappelant l’origine à la boxe chinoise)

- « Te » pour vide (sans arme)

- « Do » pour rappeler qu’il s’agissait d’un art et une recherche spirituelle et philosophique.

C’est vers 1930 que cette technique fût nommée Shotokan par ses élèves pour le différencier des autres styles de Karaté qui se développèrent au même moment.

« Shoto » vient du surnom qu’utilisait Funakoshi pour signer ses poèmes et « Kan » qui signifie l’organisation, le groupement, le clan.

Le Shotokan continua d’évoluer, notamment sous l’influence du fils de Gichin Funakoshi, pour former le Shotokan moderne, style mondialement pratiqué aujourd’hui.